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Journal de l'agent Huit, extrait sept.

Publié le par Rafael therond

11 Août 2015.

Jungle colombienne.

J'étais posté dans la jungle sud américaine depuis plus de trois mois. On m'assignait chaque semaine un chef rebelle ou paramilitaire à abattre. Cette fois-ci il s'agissait du colonel Juan Villaperros Olivares. Il disposait de sa propre petite armée privée qu'il mettait au service du plus offrant. Leur engagement actuel consistait à protéger les chantiers d'abattage d'une entreprise chinoise.

J'ai dû parcourir une cinquantaine de kilomètres pour rejoindre le lieu où le colonel était supposé se trouver. Lorsque ce fut fait j'ai repéré les lieux pour trouver un poste de tir. Après deux heures d'exploration j'avais trouvé l'endroit idéal. Je me suis donc installé et j'ai commencé mon observation à la jumelle afin de repérer précisément ma cible. Ce ne fut pas très compliqué, il se tenait debout au milieu du chantier habillé en civil. J'ai reconnu son visage d'après la photo qui m'avait été envoyée sur mon téléphone portable par le Commandeur.

J'ai monté mon arme et ajusté mon viseur. Une fois ma cible alignée j'ai affermi ma prise dessus et retenu ma respiration. C'est alors que quelque chose à traversé le champ de ma lunette à toute vitesse. L'objet mystérieux s'est arrêté tout près du colonel. J'ai alors pu voir qu'il s'agissait d'un enfant. Deux autres sont venus le rejoindre quelques secondes plus tard. Olivares les a pris dans ses bras les uns après les autres. Il devait s'agir de ses enfants. J'ai dû prendre le temps de réajuster mon arme et mon tir. Un énorme tractopelle s'est positionné devant le colonel au moment où j'allais tirer. Lorsque celui-ci était repartit, le colonel avait disparu.

J'ai passé toute la nuit suivante à sonder les limites du camp à la recherche d'une faille dans la sécurité. Je n'en ai cependant pas trouvé. Ce camp était immense et les soldats d'Olivares très nombreux. Ce qui m'est apparu le plus étrange c'est que tous les soldats parlaient du colonel comme s'il n'était pas là alors que j'ai plusieurs fois vu ma cible se promener dans le camp et passer juste à côté d'eux. Je n'ai cependant pas pu éclaircir ce mystère.

Le lendemain matin le colonel a pris une voiture pour se rendre sur un autre chantier. Il s'y trouvait seul avec son chauffeur. Ils ont pris une route qui passait en haut d'une falaise. Les vitres des véhicules étaient blindées. J'ai donc dû viser leurs pneus avec mon fusil pour déstabiliser le 4x4. après deux tirs la voiture du colonel Olivares à fait une embardée et est tombée de la falaise. Ses hommes se sont mis à ratisser la forêt. J'ai du attendre deux jours avant de pouvoir aller voir le véhicule accidenté. Je n'ai pas pu descendre en bas de la falaise. Il n'y avait pas d'accès possible. J'ai donc dû observer la voiture avec mes jumelles. J'y ai vu les corps des deux hommes. Ils n'avaient pas bougé depuis deux jours.

Je suis parti et j'ai parcouru une quinzaine de kilomètres pour me mettre à couvert et communiquer les résultats de la mission au commandeur.

Agent Huit.

Fin du rapport.

Annexe personnelle du docteur Smith n° 132596

La surveillance autour de l'agent Huit doit être renforcée. Sa fiabilité est peut-être remise en cause depuis sa mission en Mongolie.

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