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Un extrait de "Un joyeux Noël".

Publié le par Rafael therond

Voici un petit extrait du prochain tome de l'Universelle Aragne.

Bonne lecture.

"Quelques minutes plus tard Huit et Pipa marchaient côte à côte dans les rues de New York.
-Vous ne reprenez pas votre voiture inspecteur ? S’étonna le jeune agent roux.
-Le commissariat est à deux rues de distance de la scène crime, je suis venue à pied, expliqua la jeune femme. Et comment va M. Wingfield ?
Huit pris un court instant pour répondre. Il afficha un air soucieux très calculé.
-Il allait bien dernière fois que je lui aie parlé, répondit-il, mais cela remonte à un mois, lorsqu’il a décidé de se passer de mes services.
-Cela semble vous contrarier, remarqua Pipa.
-Oui, les conclusions de votre enquête étaient troublantes et même si elles pointaient Georges Greenwood du doigt en fait rien n’était certain. Mais puisqu’il s’est suicidé trois jours après l’arrestation du tueur qu’il avait engagé M. Wingfield a estimé que le danger était écarté. Comme aucun évènement n’est venu prouver le contraire, je n’ai pas pu l’en dissuader.
La jeune inspectrice ne répondit pas tout de suite. Huit pouvait voir à son air concentré qu’elle réfléchissait à quelle question poser et quelle information donner.
-Effectivement rien ne prouve qu’il soit à présent en sécurité ou que Greenwood soit le seul commanditaire impliqué, dit-elle.
-En effet, répliqua Huit, mais je ne peux pas protéger les gens contre leur gré.
Le jeune homme regardait Pipa discrètement et par intermittence. Une expression de légère frustration s’afficha sur le visage de la jeune femme. Elle espérait que j’en dise plus, compris le jeune agent roux.
Pipa regardait Huit de la manière la plus neutre possible mais le jeune homme sentait qu’elle était entrain de l’étudier. Elle se demandait de toute évidence qui il était vraiment et ce qui se tramait réellement derrière cette affaire. Elle réfléchit à son angle d’attaque pour m’interroger l’air de rien, pensa-t-il. La question qu’elle lui posa une seconde plus tard lui montra qu’il ne se trompait pas.
-Alors c’est quoi votre style ? Demanda-t-elle.
-Pardon ? Fit Huit en prenant l’air étonné.
-De musique, précisa-t-elle.
-Oh, Le jeune homme réfléchit à toute vitesse pour finalement opter pour l’un des rares noms de courant musicaux qu’il connaissait, le blues.
Pipa eut un petit hochement de tête.
-Vous avez du goût, dit-elle, j’aime beaucoup également.
-Vraiment ? Demanda Huit l’air intéressé.
-Je suis une grande fan de basses et de Stevie Ray Vaughan, avoua la jeune femme.
-Je l’aime beaucoup également, répondit le jeune homme, c’est un grand bassiste.
Huit observa la jeune femme et vit à son air un instant suspicieux qu’il était tombé dans le piège qu’elle lui avait tendu. Elle savait qu’il ne connaissait rien au blues ni même à la musique en général. Une poignée de secondes plus tard le visage de la jeune femme était devenu parfaitement neutre mais le message était clair. Je sais que vous me cachez des choses et que vous me mentez, et vous savez que je le sais. Si vous ne voulez rien me dire, je n’aurais pas à mentir quand on me posera des questions, mais je ne suis pas une idiote. Et je vous aie à l’œil.
-Il est surtout célèbre pour son jeu à la guitare, dit-elle finalement.
-Certainement, conclut Huit.
Un silence gêné suivit. Le jeune homme décida de revenir à l’enquête pour le rompre.
-Alors, dit-il, quelle est la prochaine étape ? Pour l’enquête je veux dire.
-Eh bien pendant que certains d’entre nous trierons les dossiers sur lesquels M. Langstreum travaillait à la recherche de notre mystérieuse demoiselle, d’autres irons interroger ses proches et enquêter à son travail, répondit la jeune femme du tac au tac.
-Je vois, dit Huit, et moi ?
Pipa le regarda fixement un instant, l’air presque menaçante.
-Vous m’accompagnez, dit-elle avec un rien de fermeté dans la voix.
Le jeune homme opina du chef.
-J’entend bien, dit-il, je voulais savoir si nous nous occuperions des dossiers ou des interrogatoires.
-Je m’occuperais des interrogatoires et vous resterez avec moi, corrigea Pipa.
Huit se permit un léger sourire.
-A vos ordres inspecteur, dit-il, je ne ferais que vous observer, c’est promis.
Pipa ne pu s’empêcher de sourire.
-Très drôle, dit-elle, mais ne pensez pas que je vous quitterais des yeux non plus.
Le jeune agent de l’unité XIII du réprimer un petit rire.
-Je n’y pense pas, rassurez-vous, conclut Huit tout en se demandant pourquoi il était aussi familier avec la jeune femme."

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