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Journal de l'agent Huit, extrait 5.

Publié le par Rafael therond

5 Mai 2009.

Mullingar, Irlande.

Six et moi avions été déposés dans la campagne à l'ouest de la petite ville vers trois heures du matin. Nous avions ordre de capturer et ramener au point d'extraction un homme appelé John Nack. C'était un ancien soldat britannique qui avait créé son entreprise de sécurité privée. Après avoir offert ses services comme mercenaire à divers gouvernements pendant plusieurs années il avait disparu. Il s'était caché sous un faux nom et habitait une petite maison un peu à l'écart de Mullingar. Nous ne savions pas comment il avait été repéré ni pourquoi nous devions le capturer. Nous avons suivit le plan d'attaque que le Commandeur nous avait donné. J'ai attiré le feu de ses deux gardes du corps en me montrant devant la maison pendant que Six entrait par derrière.

Après quelques minutes a échanger des coups de feu j'ai commencé à battre en retraite et à me diriger, en faisant quelques détours, au point de regroupement où Six devait m'attendre. Lorsque j'y suis arrivé il n'y était pas. J'ai entendu quelques minutes puis ne le voyant pas revenir j'ai avertit par radio de le Commandeur de son absence et je suis repartit en direction de la maison, sur son ordre, pour effectuer une reconnaissance.

Après plusieurs dizaines de minutes d'observation j'ai compris pourquoi Six n'était pas revenu avec le prisonnier. Nos renseignements mentionnaient un maximum de quatre garde du corps et Nack dans la maison. Nous étions donc partis avec un équipement léger et sans couverture en comptant sur notre vitesse d'opération. Mais j'ai vu plus d'un dizaine de gardes dans le jardin et autant à travers les fenêtres de la maison. L'endroit était gardé comme une forteresse. j'ai compris que Six avait été soit capturé, soit éliminé. J'ai avertit le Commandeur de la situation. Il a insisté pour que l'on maintienne la mission. Il m'a ordonné de poser discrètement des explosifs légers tout autour de la clôture du jardin avant que le jour ne se lève puis de patienter jusqu’à la nuit suivante sans me faire repérer.

J'ai suivi les ordres et j'ai attendu. Deux heures après la tombée de la nuit Quatre est arrivé jusqu’à ma position. Il m'a informé que Un, Deux, Cinq et Dix avaient été parachutés à quelques kilomètres de là et qu'il nous couvriraient pendant que nous investirions la maison. N'ayant pas de nouvelles de Six nous devions agir comme si il avait été capturé. Nous avons donc déclenché les explosif qui entouraient la maison et avons profité de la panique pour entrer. Les tirs des autres agents maintenaient l'attention des gardes tournée vers l'extérieur. Nous avons trouvé John Nack en quelques minutes. Il était au sous sol avec Six. Nous l'avons maîtrisé et nous sommes venus en aide à Six. Il avait l'avant bras gauche cloué à l'accoudoir d'une chaise. Il avait également été frappé au visage. Il m'a raconté quelques jours plus tard que Nack l'avait torturé en lui plantant les clous un par un avec un marteau. Il voulait savoir qui l'envoyait. Il avait l'air particulièrement effrayé.

Nous sommes repartit en courant avec Six et le prisonnier et nous avons regagné le point d'extraction en une demi heure de course à pied. Un hélicoptère nous y attendait. Le Commandeur et le docteur Smith se trouvaient dedans. Lorsque nous avons décollé le Docteur à immédiatement mis Nack sous sédatif puis il nous a demandé, a moi et a Six, ce qui c'était passé. Six a répondu plus vite que moi. Il a dit que les hommes de Nack s'étaient cachés dans la maison. Quand il les a vus Six a décidé de continuer malgré tout la mission. Il a dit qu'il pensait être assez fort pour s'en sortir mais qu'il s'était trompé.

Une heure et demi plus tard l'hélicoptère s'est posé sur un tanker qui avait été affecté à l'unité XIII pour servir de base à cette opération. Nack a été emmené sur l'un des ponts inférieurs et nous ne l'avons jamais ni revu ni même su ce qui lui était arrive.

Le docteur Smith a alors emmené Six dans l'infirmerie de bord et nous a demandé de le suivre. Une fois la bas. Il a fait chauffer une tige de métal à blanc et à traité les perforations de son avant bras avec pour les cautériser. Il a dit à Six que ces cicatrices lui rappellerait l'importance de la discipline et de la modestie et que cela nous servirait d'avertissement. Il a ensuite laissé le Commandeur lui administrer un anesthésiant et s'occuper de ses autres blessures.

Le lendemain Smith a passé toute la matinée en entretien avec moi. Il m'a questionné sur ce qui s'était passé la veille et m'a demandé plusieurs fois ma version des faits pour corroborer celle de Six. Quand il a été satisfait il m'a dit de partir et m'a demandé d'écrire mon rapport.

Annexe réservée n°69891:

Une heure plus tard le Commandeur est venu me voir et m'a demandé de rédiger moi même la copie du rapport qui lui était destinée.

Agent Huit.

Fin du rapport.

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